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Industrie en Alsace · mise à jour du 23 septembre 2026

Chiffres clés

Chiffres clés : l'industrie, 17 % des emplois du Grand Est (INSEE)

17 % contre 13 % en France métropolitaine (INSEE Analyses Grand Est n°195, 2022). Puis effectifs alsaciens CCI (119 700), investissements des deux départements, et séries Grand Est uniquement là où l'Alsace n'a plus de statistique propre depuis 2016.

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À retenir

  • L'Alsace compte 119 700 salariés dans l'industrie (secteur marchand) : 74 171 dans le Bas-Rhin et 45 529 dans le Haut-Rhin (CCI Alsace Eurométropole, édition 2025). Détail des périmètres sur l'emploi industriel alsacien.
  • L'industrie pèse 17 % des emplois en équivalent temps plein du Grand Est en 2022, contre 13 % en France métropolitaine : la région est nettement plus industrielle que la moyenne nationale (source : INSEE Analyses Grand Est n°195, 2022).
  • Le Grand Est génère 27 milliards d'euros de valeur ajoutée industrielle (19 % de l'économie régionale) et concentre environ 10 % de la valeur ajoutée industrielle française (source : Bpifrance Le Lab, 2023).
  • En 2024, dix sites industriels ont ouvert ou se sont étendus en Alsace, et France 2030 a soutenu 511 projets dans le Grand Est depuis 2022 (149 dans le Bas-Rhin, 35 dans le Haut-Rhin), source : Imagine Alsace, 2024.

Pourquoi tant de chiffres « Grand Est » plutôt qu'« Alsace » ? Depuis la réforme territoriale de 2016, l'Alsace n'a plus de statistiques régionales propres : l'INSEE et les douanes publient désormais l'essentiel de leurs séries à l'échelle du Grand Est (Alsace, Champagne-Ardenne, Lorraine). Nous indiquons donc systématiquement le périmètre de chaque donnée, Grand Est, Alsace, Bas-Rhin ou Haut-Rhin, et privilégions les chiffres alsaciens (sites, investissements) quand ils sont disponibles et sourcés. Les effectifs salariés de l'industrie, eux, existent bien à l'échelle alsacienne et départementale : nous les détaillons sur la page emploi industriel en Alsace. Voir l'encadré méthodologie en bas de page.

Le poids de l'industrie dans le Grand Est

Le Grand Est est l'une des régions les plus industrielles de France. L'industrie y représente une part de l'emploi et de la valeur ajoutée nettement supérieure à la moyenne nationale, ce qui explique la densité du tissu de PME et d'ETI manufacturières, et l'enjeu de leur modernisation.

IndicateurValeurPérimètreAnnée
Part de l'industrie dans l'emploi en équivalent temps plein 17 % (vs 13 % en France métropolitaine) Grand Est 2022
Valeur ajoutée du secteur industriel 27 Md€ (19 % de l'économie régionale, +3 pts vs France) Grand Est 2023
Part dans la valeur ajoutée industrielle totale de la France ≈ 10 % Grand Est 2023

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Sources : INSEE Analyses Grand Est n°195 (2022) pour la part de l'emploi ; Bpifrance Le Lab / INSEE (2023) pour la valeur ajoutée. Données à l'échelle Grand Est : l'Alsace en représente une part importante mais non isolée dans ces séries.

Le commerce extérieur du Grand Est

Région frontalière et exportatrice, le Grand Est figure parmi les premières régions exportatrices françaises. En 2024, sa balance commerciale est redevenue positive, signe de la vitalité de son appareil productif malgré un repli des exportations.

IndicateurValeurPérimètreAnnée
Exportations régionales 67,6 Md€ (−5,8 % vs 2023), 4e rang des régions exportatrices françaises Grand Est 2024
Balance commerciale Positive, à plus de 4,2 Md€ Grand Est 2024

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Source : Douanes / CCI Alsace Eurométropole, via Matot Braine (2024). Le 4e rang place le Grand Est derrière l'Île-de-France, l'Auvergne-Rhône-Alpes et les Hauts-de-France. Ces montants couvrent l'ensemble du Grand Est ; la part spécifiquement alsacienne n'est pas isolée dans les séries douanières publiées.

Les travailleurs frontaliers

La position de l'Alsace, au contact direct de l'Allemagne et de la Suisse, façonne son marché du travail : une part importante des actifs traverse chaque jour la frontière, attirée notamment par les salaires suisses. Ce voisinage met aussi les usines alsaciennes en concurrence directe avec les industries les plus avancées d'Europe pour attirer et retenir les compétences. Conséquence concrète pour le recrutement : voir les métiers industriels en tension.

IndicateurValeurPérimètreAnnée
Habitants occupant un emploi salarié dans un pays frontalier (Belgique, Allemagne, Luxembourg, Suisse) 202 000 sortants pour ≈ 3 480 entrants (1 entrant pour ~60 sortants) Grand Est 2022
Frontaliers vers la Suisse concentrés à Bâle (Bâle-Ville et Bâle-Campagne) 32 000 personnes (8 frontaliers suisses du Grand Est sur 10) Grand Est 2018
Écart de salaire moyen d'un salarié du Haut-Rhin travaillant en Suisse (cantons de Bâle) × 2,6 par rapport aux non-frontaliers Haut-Rhin 2022
Autorisations de travail frontalier (permis G) en Suisse, dont 59,5 % domiciliées en France ≈ 399 000 (fin juin 2024) Suisse / France 2024

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Sources : INSEE Flash Grand Est n°110 (2022) pour les flux entrants/sortants ; INSEE Analyses Grand Est n°144 (2018) pour Bâle ; INSEE via France 3 Grand Est (2022) pour l'écart de salaire ; Office fédéral suisse de la statistique, via BFC Industries (2024) pour le permis G.

Le voisin allemand

En 2024, l'Allemagne compte 449 robots industriels pour 10 000 salariés, contre 195 en France (IFR World Robotics 2025, communiqué du 8 avril 2026).

Les investissements industriels récents en Alsace (2024-2026)

Loin d'une désindustrialisation, l'Alsace enregistre des investissements industriels majeurs. Ces opérations, recyclage, machines, automobile, sécurité électrique, santé, illustrent la confiance des groupes dans le territoire et le besoin d'usines plus modernes, plus automatisées et plus décarbonées.

Site / projetCommuneInvestissementDétailAnnée
Constellium, centre de recyclage d'aluminium Neuf-Brisach (Biesheim, 68) 130 M€ Inauguré le 17 septembre 2024 ; ≈ 100 emplois ; capacité de recyclage portée à 735 000 t/an (+75 %), soutien de 10 M€ via France Relance 2024
Liebherr France, nouveau site de production (pelles sur chenilles, composants soudés, cabines) Nambsheim (68), zone EcoRhéna 170 M€ Plus de 300 emplois prévus ; ouverture annoncée à partir de 2025 2024
Stellantis, production de 3 nouveaux véhicules électriques et hybrides (segment C) Mulhouse (68) ≈ 1 Md€ Annoncé le 2 juin 2026 pour une production à partir de 2029 ; usine de ≈ 4 500 salariés (≈ 125 000 véhicules produits en 2025) 2026
Socomec, nouvelle usine sur le site historique Benfeld (67) 45 M€ Démarrage du chantier en juin 2026, mise en service fin 2027 ; groupe familial de ≈ 1 400 personnes en Alsace (CA 2025 de 997 M€, sous audit) 2026
Lilly France, extension de la plus grande usine d'injectables du groupe Fegersheim (67) 160 M€ Après 400 M€ déjà investis sur les cinq années précédentes ; ≈ 1 200 collaborateurs en Alsace 2023

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Sources : Constellium et Le Journal des Entreprises (2024) ; Liebherr (2024) ; L'Argus (2026) ; Le Journal des Entreprises (2026) ; Le Journal des Entreprises (2023). Voir le détail par secteur sur la page Filières industrielles.

Le soutien public à l'industrie

Le plan France 2030 est doté de 54 milliards d'euros. Les montants et projets déjà soutenus en Alsace et dans le Grand Est figurent ci-dessous.

IndicateurValeurPérimètreAnnée
Projets soutenus par France 2030 depuis 2022 511 (dont 149 dans le Bas-Rhin et 35 dans le Haut-Rhin) Grand Est 2024
Projets industriels structurants financés par le Fonds vert 9 projets, 98 M€ d'investissement Alsace 2024
Sites industriels ayant ouvert ou s'étant étendus 10 sites Alsace 2024

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Source : Imagine Alsace (État / France 2030, 2024). Pour le détail des aides mobilisables aujourd'hui (France 2030, Bpifrance, Région Grand Est, crédits d'impôt, ADEME), voir la page Aides & financements.

Ce que disent ces chiffres, en une phrase : l'industrie alsacienne pèse 119 700 salariés marchands, exporte via le Grand Est et investit (Stellantis, Liebherr, Constellium, Socomec, Lilly). Le détail des trois stocks d'emplois est sur l'emploi industriel. Le facteur limitant n'est ni la technologie ni les financements, mais un partenaire qui livre en production.

Questions fréquentes

L'industrie pèse-t-elle plus lourd dans le Grand Est qu'ailleurs en France ?

Oui. L'industrie représente 17 % des emplois en équivalent temps plein du Grand Est en 2022, contre 13 % en France métropolitaine. La région génère 27 milliards d'euros de valeur ajoutée industrielle, soit 19 % de son économie régionale, et concentre environ 10 % de la valeur ajoutée industrielle française.

Pourquoi cette page cite-t-elle des chiffres Grand Est plutôt qu'Alsace ?

Depuis la réforme territoriale de 2016, l'Alsace n'a plus de statistiques régionales propres : l'INSEE et les douanes publient désormais l'essentiel de leurs séries à l'échelle du Grand Est. Nous indiquons donc systématiquement le périmètre de chaque donnée, et nous ne présentons jamais un chiffre Grand Est comme un chiffre proprement alsacien.

Combien le Grand Est exporte-t-il ?

Les exportations du Grand Est atteignent 67,6 milliards d'euros en 2024, en repli de 5,8 % sur un an, ce qui place la région au quatrième rang des régions exportatrices françaises, derrière l'Île-de-France, l'Auvergne-Rhône-Alpes et les Hauts-de-France. Sa balance commerciale est redevenue positive, à plus de 4,2 milliards d'euros.

Combien d'habitants du Grand Est travaillent dans un pays frontalier ?

En 2022, 202 000 habitants du Grand Est occupaient un emploi salarié en Belgique, en Allemagne, au Luxembourg ou en Suisse, pour environ 3 480 entrants, soit un entrant pour une soixantaine de sortants. Un salarié du Haut-Rhin travaillant dans les cantons de Bâle gagnait en moyenne 2,6 fois plus qu'un non-frontalier.

Quels investissements industriels récents ont été annoncés en Alsace ?

Quatre opérations majeures : Stellantis à Mulhouse, avec environ 1 milliard d'euros annoncé en 2026 pour une production à partir de 2029 ; Liebherr à Nambsheim, 170 millions d'euros et plus de 300 emplois ; Constellium à Neuf-Brisach, 130 millions d'euros pour un centre de recyclage inauguré en 2024 ; et Socomec à Benfeld, 45 millions d'euros pour une mise en service fin 2027.